La précision des études CFD dépend de la complexité du problème, de la qualité du modèle et du niveau de vérification et validation réalisées.
Globalement, pour des problèmes simples tels que des calculs de perte de charge dans des conduites ou de répartition de débits, l’erreur peut être inférieure à 5%. Pour des problématiques plus complexes, impliquant des écoulements très turbulents, multiphasiques, avec des phénomènes rapides et complexes (cavitation, vortex induced vibrations…), l’erreur dépendra à la fois du degré de vérifications réalisées – selon les exigences et le budget du client, de la qualité des données d’entrée, et des résultats de référence à disposition pour la quantifier.
Les erreurs peuvent provenir de la qualité du maillage, mais aussi des choix de modèles physiques (turbulence, compressibilité, prise en compte de la thermique…) et des conditions aux limites.
Pour s’en prémunir, la norme V&V (pour Verification and Validation) développé notamment par l’ASME donne un cadre pour :
- La vérification, c’est-à-dire la maîtrise de l’erreur numérique, notamment par les étapes de convergence en maillage et de convergence numérique du calcul.
- La validation, c’est-à-dire la maîtrise de l’erreur de modélisation, par la comparaison à des données expérimentales issues de manipulations ou de la bibliographie.
Dans l’industrie, une erreur de 10% est généralement considérée comme acceptable, bien que dans l’absolu, cette valeur n’ait pas vraiment de sens. En effet, pour certains écoulements complexes, une réponse avec une erreur de 50% sera considérée comme excellente (car problème très complexe, avec peu de connaissances initiales), alors qu’il est possible d’atteindre des niveaux de 2-3% sur d’autres problématiques.